Il y a 8 ans en Normandie

Publié dans conte

Déjà 8 ans que j’ai eu ce privilège de conter en Normandie en compagnie du conteur François Épiard. C’est facile à retenir, car ma première fille Marie-Félix n’avait que 3 mois lorsque je me suis rendu en France. À l’époque je me suis compromis à un premier blogue et à l’occasion Facebook me rappel ces publications.

La facture de l’ancien blogue étant désuet, voici donc un retour sur le début de l’aventure Martin-Martin dans la ville de Bagnole de l’Orne en janvier 2010. J’expliquais alors le processus de création s’échelonnera sur un mois dans 24 lieux différents.

CURIOSITÉ BAGNOLES DE L’ORNE: L’aventure Martin-Martin, c’est dans la journée d’hier le 25 janvier que ça commençait. Outre les fins de semaine, c’est un périple sans arrêt. Nous travaillerons à tous les jours. Dans exactement trente jours nous présenteront un spectacle issu de cette création dans douze centres de santé de la Basse-Normandie. Pour nos trois premières journées nous interviendrons dans le Centre de soins de suite « Le Parc » de la petite ville de Bagnoles de l’Orne.  À cette époque de l’année, c’est la saison morte, mais l’été la municipalité grouille de vie touristique, un tourisme de cure.

Voici ce que l’on pourrait dire de la ville. Dans un site pittoresque au fond d’une vallée verdoyante, jaillit une source d’eau chaude intarissable et universellement connue. C’est dans ces lieux privilégiés et riches en histoire que Bagnoles-de-l’Orne située au cœur de la forêt d’Andaine, est devenue « Capitale des Veines ».

On peut y louer une chambre dans une maison de repos et venir se ressourcer. Il y a de nombreux centre de massage et de cures en tout genre. Un peu comme les concepts des centres de spa et massothérapie que l’on retrouve beaucoup dans nos hôtels et auberges au Québec.

Que fait-on exactement dans un centre de soins de suite, et bien c’est en gros un établissement de repos suite à de gros traumatismes ou accidents. Des résidents pourront suivre des traitements pour les aider à retrouver la mobilité de certains membres, ou encore se reposer d’une fracture du bras. Certain cas peuvent être plus lourd et d’ordre de choc émotionnel et psychologique, tel que la perte d’un être cher ou d’un enfant. La clientèle y est très vieillissante, mon collègue me parle même de ce qu’on peut appeler le 4e âge.

Mon partenaire François Épiard est très à l’aise avec la formule de « Culture à l’hôpital ». Il en est à sa quatrième participation. Notre présence comme artiste est significative pour les résidents du centre. Nous sommes une occasion pour eux de briser un peu l’isolement. Nous étions très attendues et l’accueil fût extraordinaire par le personnel aide-soignant. Le concept Martin-Martin intrigue par sa curiosité, mais inquiète par sa forme. Nous étions sûr de rien et pour ma part encore moins, car j’en suis à ma première en ce qui consiste à la création pur et dur. Bien que très préparé à notre visite, nous aurions pu avoir aucun public. Ce qui est insécurisant, c’est que les gens veulent spectateur et pas obligatoirement les acteurs ou metteur en scène.

COMMENT SE DÉROULE UNE JOURNÉE D’INTERVENTION

Dans le cas qui nous intéresse en début de parcours, les gens sont libres d’assister et de participer aux discussions. On les laisse libre court à leur imagination et nous sommes leurs guides. Il y a deux ateliers de deux heures par journée de création. Un groupe est formé et s’il y a assez de monde on sépare ainsi le groupe en deux et François et moi animons séparément des thèmes qui auront été proposés en début d’atelier. On travail sur la mémoire et dans le souvenir des gens. Et on commence cela simplement en présentant chacun nos prénoms, pour nous aider à personnaliser notre intervention. Le groupe devient en quelques sortes un lieu d’échange et d’écoute. Ils se font un peu comme les groupes d’entraide sur les dépendances comme les « Alcoolique anonyme » pour ne nommer que celui là et ici cela n’a aucun lien avec notre clientèle.

LES DÉBUTS D’UNE HISTOIRE…

Martin-Martin ce sera un conte d’aventure qui évoluera au gré des idées que nous apporterons les gens.

Nous avons bien sûr nos propres idées et interrogation de conteur sur la question, mais elles ne viendront jamais à l’encontre des propositions des gens ou ne le seront pas imposés de force. Elles doivent s’imbriquer naturellement au processus, comme si nous étions nous aussi simple participant et contributeur à part égal du groupe.

Je dois dire que la première journée en fût une des plus profitables. Tellement même que des participants sont revenus en après-midi afin de connaître la suite de l’histoire. Déjà on s’En parle dans les corridors. Martin-Martin fait déjà son petit bonhomme de chemin. On peut s’attendre que le groupe soit plus gros les jours suivants. Avant de quitter un centre, nous offrirons au public un condensé de l’histoire développé jusqu’à maintenant.

Je sais que vous aimeriez savoir de quoi il en retourne avec Martin-Martin. Je peux vous dire qu’il ne vit pas seul dans sa vallée, il a des amis et une sœur. Le premier thème qui fût développé porta sur la rencontre amoureuse d’une belle inconnue nouvellement arrivée dans la vallée. Oui je sais, vous aimeriez probablement que je vous en disent un peu plus, mais en même temps je ne veux pas trop en révéler de ce monde que l’on créé en ce moment, car je veux garder une certaine pudeur pour éviter qu’il ne se développe à l’extérieur du processus de création. Pour ceux qui me connaisse bien, savent que je m’échapperai à l’occasion, mais après seulement une journée, bientôt deux, je trouve cela très précipité de vous en révéler plus.

Après Bagnoles de l’Orne, nous nous dirigerons vers les villes d’Alonçon et Mamers. Donc dans un prochain texte, il est bien possible que je vous parle de mon expérience européenne sous l’angle des paysages, des visites, des lieux rempli d’histoire que je croiserai.

Ludothécaire en devenir

Publié dans animation, famille, jeux

Le 9 mars prochain, dans le cadre de la semaine de relâche scolaire, je serai à la bibliothèque Maurice-Loranger de Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine) avec une sélection de grands jeux sur table et un Barajeux contenant une multitude de jeux de société. Une activité intergénérationnelle pour tous.

L’histoire c’est que j’ai une trentaine de nouveau jeux de société à apprendre. Il faut ce qu’il faut lorsque que l’on anime pour Sociojeux. Pourquoi pas en profiter pour vous en faire la présentation. Me voici donc un ludothécaire en devenir ou comme j’aime le dire « un créateur d’expérience ludique »

Le ludothécaire est un animateur spécialisé dans le jeu et le jouet. Il assure l’accueil, l’encadrement et l’animation de différents publics.

Il n’y a que trois façons d’apprendre des nouveaux jeux. La première est de lire les règles et la deuxième est de jouer, toutefois la meilleure optimale d’apprendre des jeux serait d’opter pour la troisième en lisant les règles et en jouant. Comme mes filles avaient leur cours de danse contemporaine samedi matin, et que je suis le parent dévoué qui les attend pendant l’heure du cours, cela m’a permis d’apprendre quelques jeux. Je commence aujourd’hui par vous en présenter trois: Ghost blitz, Fort comme un dragon, Le Petit Prince – Fabrique-moi une planète.

GHOST BLITZ

Ghost blitz « J’aime les pions en bois »

L’histoire d’un fantôme qui trouve un appareil photo magique qu’il utilise pour prendre en photo tous ce qu’il aime faire disparaître (un fauteuil, un livre, une bouteille, une souris) sans oublier au passage de prendre de lui des égoportraits (Selfies), mais voilà l’appareil est défectueux et les couleurs ne sont pas toujours les bonnes sur les clichés.

C’est un jeu de réflexes pour 2 à 8 joueurs. Les cartes se trouvent à être les clichés pris par le fantôme. Pour remporter la carte, il faut être le joueurs le plus rapide à saisir l’un des cinq pions de la bonne couleurs représentant un fauteuil, un livre, une bouteille, une souris et un fantôme. Attention! Parfois les couleurs ne correspondent pas, il faut alors saisir le seul objet manquant et dont la couleur est absente de la carte.

C’est simple, les pions sont beaux et on se prend rapidement au jeu. J’ai dû laisser des chance à ma fille.

FORT COMME UN DRAGON

Fort comme un dragon

Vous connaissez probablement l’histoire du lièvre et de la tortue, mais cette fois-ci ce sont quatre dragons vivant dans des grottes au sommets d’un volcan. Ils décident un jour de faire la course autour du volcan, afin de connaître le plus rapide et courageux à revoir en premier à sa grotte.

C’est un jeu de course et de mémoire pour 2 à 4 joueurs. Il faut tout d’abord assembler le volcan. Je trouve cela très plaisant d’assembler la planche de jeu, ainsi chaque fois nous avons un peu de différente dans chacune des parties. Pour faire avancer votre dragon, vous devez piger au centre du volcan une des pastilles qui représente un animal identique à la case où vous vous trouvez.

Je trouve que ce jeu nous mets en appétit et permet de se mettre alerte en sollicitant un brin notre mémoire.

LE PETIT PRINCE – FABRIQUE-MOI UNE PLANÈTE

Fabrique-moi une planète « Un petit faible pour l’allumeur de réverbères

Il était une fois un Petit Prince qui nous demande de lui dessiner un mouton. Commence alors un voyage à travers de nombreuses planètes, de la rencontre de plusieurs personnages et de l’amour d’une rose. Vous connaissez le livre, vos enfants la série télévisé et de nombreux produits dérivés, mais il y a aussi le jeu de table.

C’est un jeu de construction pour 2 à 5 joueurs. Il faut que tous les joueurs fabriquent une planète avec trois types de tuiles: le coeur, les bordures et les personnages. On pige à tour de rôle et l’on place une tuile à la fois. On gagne ou on perd des points en fonction des objets se trouvant sur notre planète. Le pointage étant déterminé par chacun des personnages habitant notre planète.

Un jeu qui fait une belle synthèse de l’univers poétique du Petit Prince de Saint-Exupéry. Cela nous donne même le goût de retourner lire l’ouvrage. J’ai un petit faible pour le personnage de l’allumeur de réverbères.

Je vous laisse donc avec ces mots tirés du Petit Prince:

Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant, pour les enfants, de toujours leur donner des explications.

Trouver un sujet ou un thème

Publié dans conte

Voilà que je me cherche un sujet ou un thème sur quoi écrire. Je ne veux pas tenir un blogue pour simplement tenir un blogue. Pour pouvoir dire au gens:

« Tu sais j’ai un blogue, viens me lire » 

Mais bon je vais m’y remettre un brin et creuser un peu sur moi-même. Les sujets sont nombreux. Qu’est-ce qui me passionne dans le fond? Je pourrais écrire sur ma nouvelle paternité. Mon garçon Vincent aura bientôt 6 mois et surtout c’est mon premier garçon (probablement le seul, car la famille est probablement terminé). Qui a-t-il de nouveau de parler de paternité.

Certain me diront que je suis un conteur, donc je devrais parler de conte ou de conteur en exposant ma vision de cette art et de ma démarche artistique. Je ne me sens pas philosophe de conte et je ne me remet pas en question et un blogue n’est pas le moyen simple de tenir un calendrier de ce que je fais.

Je pourrais faire un blogue de mes états d’âme ou encore explique mon emploi de coordonnateur d’événements et de travailleur autonome et artiste.

Bref les sujets sont nombreux et je m’y pencherai prochainement.

Pour l’instant je vais tenter de créer le rendez-vous!

« Laissez-vous conter! »