Jouons avec les animaux

Publié dans animation, conte, famille, jeux

« Dans le poulailler y’a des poules poules poules… » chantait Passe-Montagne

C’est la relâche scolaire et il y a plein de choses à faire en famille. Nous ne sommes pas du genre à avoir un horaire des plus organisé. Pour ceux qui chercheraient des plans de dernières minutes, sachez que les jeux de société restent une excellente option. Vous pouvez vous rendre dans votre bibliothèque (si vous êtes à Trois-Rivières j’y serai avec Sociojeux à la bibliothèque Maurice-Loranger le 9 mars de 12h à 16h) ou encore dans l’un des nombreux cafés ludiques.

À la relâche vous êtes comme des poules pas de tête, alors mon billet de cette semaine est pour vous. Thématique animalière: Piou Piou, Om Nom Nom et Pique plume.

Piou Piou

Il était une fois un fermier qui avait des poules qui pondaient des oeufs, on dirait bien des poules. Il aimerait bien avoir des poussins, mais maître renard rôde dans les parages car ce dernier veut des oeufs.

« Piou piou » est un jeu de cartes pour les enfants à partir de 5 ans. Les enfants doivent faire des combinaisons avec les cartes poule, coq et nid afin de récupérer et faire éclore des oeufs. Mais attention au renard qui permet de voler des oeufs aux autres joueurs … C’est simple comme jeu. Ça se transporte partout et c’est une excellente idée de cadeau pour une fête d’amis. Voici un petit tutoriel pour comprendre les règles du jeu.

 

Pique plume

C’est encore une histoire de poulailler. C’est la folie à Coq’ville car une nouvelle discipline vient d’être inventée. Le plumage sera peut-être un jour en démonstration aux olympiques, mais pour l’instant il faut l’expérimenter de 2 à 4 joueurs. Les poules et les coqs se courent après dans ce jeu de course et de mémoire dans lequel les joueurs participent à une course de poulets cherchant à voler les plumes de leurs adversaires.

La mise en place de ce jeu est simple et les pions sont superbes. Les règles sont disponible sur ce tutoriel:

Om Nom Nom (Mange qui peut!)

C’est un jeu sur l’histoire de la chaîne alimentaire. Chaque joueur possède des cartes Prédateur qui vont lui servir à capturer des proies. Au début du tour, chacun choisit simultanément une carte Prédateur et gagne les proies correspondantes sur les plateaux…mais votre animal peut aussi devenir la proie d’un prédateur adverse plus gros que lui et se faire dévorer sans vous rapporter un seul point ! Soyez rusé et sans pitié pour manger sans vous faire manger !

Ce qui est cool c’est que le jeu peut aussi se jouer seul. Ce qui est agréable parfois quand on est parent de ne pas avoir toujours besoin de jouer avec ses enfants.

Un petit tutoriel pour comprendre le jeu: https://www.trictrac.net/actus/mange-qui-peut-de-l-explipartie  

P.S. C’est cool un tutoriel, mais celui-ci manque de rythme et les commentaires ne sont pas toujours sur la coche

Tayu et Tsuro: inspiration asiatique en jeu

Publié dans animation, conte, jeux, Non classé

Avec la fin des olympique dimanche dernier, un thème asiatique cette semaine. Lors de mon récent voyage à Montréal pour le travail, je suis allé soupé avec une collègue de travail. Comme vous le savez que je teste des nouveaux jeux de ce temps-ci, j’en ai donc apporté quelques-uns avec moi dans mes bagages.  À la télévision joue les olympiques de PyeongChang, comme j’ai de la suite dans les idées je luis propose donc de découvrir des jeux d’inspiration asiatique: «Tayü» et «Tsuro».

Tayü

«Jadis naguère autrefois dans la Chine antique Yu le Grand avait développé le pouvoir de contrôler le flot des rivières»

Tayü est un jeu de stratégie élégant qui tire son nom du légendaire empereur de Chine, Yu le Grand, le fondateur de la dynastie Xia, qui, selon Wikipedia, a enseigné à ses sujets comment contrôler les inondations le long des rivières chinoises. Les joueurs posent à tour de rôle des «tuiles de rivières», rivalisant pour construire des voies navigables connectées d’un côté à l’autre du plateau. Un joueur tente de créer autant de canaux que possible du nord au sud du plateau tandis que l’autre essaie de faire la même chose des côtés est à l’ouest du plateau.

J’ai aimé ce jeu qui demande réflexion et anticipation. Au restaurant, il a même piqué la curiosité du propriétaire qui est sortie de sa cuisine pour venir voir ce que nous faisions. Vous pouvez voir une démo du jeu:

Tsuro

«Jadis naguère autrefois dans la Chine antique un Empereur et son dragon avait le désir de conquérir le territoire de la sagesse divine »

C’est un autre jeu de tuiles qui demande réflexion et anticipation. Chaque joueur possède un dragon (Pion marqueur) qui entre sur le plateau par l’un des bords. Le plateau de jeu est le territoire à conquérir.  À son tour, le joueur construit des chemin en posant une tuile qui fera avancer son Dragon. Le but du jeu consiste à rester sur le plateau en dernier et donc à pousser ses adversaires à quitter le plateau en forçant leur trajectoire hors des limites.

Le «Tsuro» est une quête spirituel. Le dragon est votre âme et les lignes représentent les nombreuses routes qui mènent à la sagesse divine». Le jeu dans son ensemble représentant «la quête classique de l’illumination».

Vous pouvez voir une démo du jeu:

je vous laisse donc avec ce Haïku de mon cru

Un jeu est nouveau

que l’on veut bien y combler

le point inconnu.

Il y a 8 ans en Normandie

Publié dans conte

Déjà 8 ans que j’ai eu ce privilège de conter en Normandie en compagnie du conteur François Épiard. C’est facile à retenir, car ma première fille Marie-Félix n’avait que 3 mois lorsque je me suis rendu en France. À l’époque je me suis compromis à un premier blogue et à l’occasion Facebook me rappel ces publications.

La facture de l’ancien blogue étant désuet, voici donc un retour sur le début de l’aventure Martin-Martin dans la ville de Bagnole de l’Orne en janvier 2010. J’expliquais alors le processus de création s’échelonnera sur un mois dans 24 lieux différents.

CURIOSITÉ BAGNOLES DE L’ORNE: L’aventure Martin-Martin, c’est dans la journée d’hier le 25 janvier que ça commençait. Outre les fins de semaine, c’est un périple sans arrêt. Nous travaillerons à tous les jours. Dans exactement trente jours nous présenteront un spectacle issu de cette création dans douze centres de santé de la Basse-Normandie. Pour nos trois premières journées nous interviendrons dans le Centre de soins de suite « Le Parc » de la petite ville de Bagnoles de l’Orne.  À cette époque de l’année, c’est la saison morte, mais l’été la municipalité grouille de vie touristique, un tourisme de cure.

Voici ce que l’on pourrait dire de la ville. Dans un site pittoresque au fond d’une vallée verdoyante, jaillit une source d’eau chaude intarissable et universellement connue. C’est dans ces lieux privilégiés et riches en histoire que Bagnoles-de-l’Orne située au cœur de la forêt d’Andaine, est devenue « Capitale des Veines ».

On peut y louer une chambre dans une maison de repos et venir se ressourcer. Il y a de nombreux centre de massage et de cures en tout genre. Un peu comme les concepts des centres de spa et massothérapie que l’on retrouve beaucoup dans nos hôtels et auberges au Québec.

Que fait-on exactement dans un centre de soins de suite, et bien c’est en gros un établissement de repos suite à de gros traumatismes ou accidents. Des résidents pourront suivre des traitements pour les aider à retrouver la mobilité de certains membres, ou encore se reposer d’une fracture du bras. Certain cas peuvent être plus lourd et d’ordre de choc émotionnel et psychologique, tel que la perte d’un être cher ou d’un enfant. La clientèle y est très vieillissante, mon collègue me parle même de ce qu’on peut appeler le 4e âge.

Mon partenaire François Épiard est très à l’aise avec la formule de « Culture à l’hôpital ». Il en est à sa quatrième participation. Notre présence comme artiste est significative pour les résidents du centre. Nous sommes une occasion pour eux de briser un peu l’isolement. Nous étions très attendues et l’accueil fût extraordinaire par le personnel aide-soignant. Le concept Martin-Martin intrigue par sa curiosité, mais inquiète par sa forme. Nous étions sûr de rien et pour ma part encore moins, car j’en suis à ma première en ce qui consiste à la création pur et dur. Bien que très préparé à notre visite, nous aurions pu avoir aucun public. Ce qui est insécurisant, c’est que les gens veulent spectateur et pas obligatoirement les acteurs ou metteur en scène.

COMMENT SE DÉROULE UNE JOURNÉE D’INTERVENTION

Dans le cas qui nous intéresse en début de parcours, les gens sont libres d’assister et de participer aux discussions. On les laisse libre court à leur imagination et nous sommes leurs guides. Il y a deux ateliers de deux heures par journée de création. Un groupe est formé et s’il y a assez de monde on sépare ainsi le groupe en deux et François et moi animons séparément des thèmes qui auront été proposés en début d’atelier. On travail sur la mémoire et dans le souvenir des gens. Et on commence cela simplement en présentant chacun nos prénoms, pour nous aider à personnaliser notre intervention. Le groupe devient en quelques sortes un lieu d’échange et d’écoute. Ils se font un peu comme les groupes d’entraide sur les dépendances comme les « Alcoolique anonyme » pour ne nommer que celui là et ici cela n’a aucun lien avec notre clientèle.

LES DÉBUTS D’UNE HISTOIRE…

Martin-Martin ce sera un conte d’aventure qui évoluera au gré des idées que nous apporterons les gens.

Nous avons bien sûr nos propres idées et interrogation de conteur sur la question, mais elles ne viendront jamais à l’encontre des propositions des gens ou ne le seront pas imposés de force. Elles doivent s’imbriquer naturellement au processus, comme si nous étions nous aussi simple participant et contributeur à part égal du groupe.

Je dois dire que la première journée en fût une des plus profitables. Tellement même que des participants sont revenus en après-midi afin de connaître la suite de l’histoire. Déjà on s’En parle dans les corridors. Martin-Martin fait déjà son petit bonhomme de chemin. On peut s’attendre que le groupe soit plus gros les jours suivants. Avant de quitter un centre, nous offrirons au public un condensé de l’histoire développé jusqu’à maintenant.

Je sais que vous aimeriez savoir de quoi il en retourne avec Martin-Martin. Je peux vous dire qu’il ne vit pas seul dans sa vallée, il a des amis et une sœur. Le premier thème qui fût développé porta sur la rencontre amoureuse d’une belle inconnue nouvellement arrivée dans la vallée. Oui je sais, vous aimeriez probablement que je vous en disent un peu plus, mais en même temps je ne veux pas trop en révéler de ce monde que l’on créé en ce moment, car je veux garder une certaine pudeur pour éviter qu’il ne se développe à l’extérieur du processus de création. Pour ceux qui me connaisse bien, savent que je m’échapperai à l’occasion, mais après seulement une journée, bientôt deux, je trouve cela très précipité de vous en révéler plus.

Après Bagnoles de l’Orne, nous nous dirigerons vers les villes d’Alonçon et Mamers. Donc dans un prochain texte, il est bien possible que je vous parle de mon expérience européenne sous l’angle des paysages, des visites, des lieux rempli d’histoire que je croiserai.

Trouver un sujet ou un thème

Publié dans conte

Voilà que je me cherche un sujet ou un thème sur quoi écrire. Je ne veux pas tenir un blogue pour simplement tenir un blogue. Pour pouvoir dire au gens:

« Tu sais j’ai un blogue, viens me lire » 

Mais bon je vais m’y remettre un brin et creuser un peu sur moi-même. Les sujets sont nombreux. Qu’est-ce qui me passionne dans le fond? Je pourrais écrire sur ma nouvelle paternité. Mon garçon Vincent aura bientôt 6 mois et surtout c’est mon premier garçon (probablement le seul, car la famille est probablement terminé). Qui a-t-il de nouveau de parler de paternité.

Certain me diront que je suis un conteur, donc je devrais parler de conte ou de conteur en exposant ma vision de cette art et de ma démarche artistique. Je ne me sens pas philosophe de conte et je ne me remet pas en question et un blogue n’est pas le moyen simple de tenir un calendrier de ce que je fais.

Je pourrais faire un blogue de mes états d’âme ou encore explique mon emploi de coordonnateur d’événements et de travailleur autonome et artiste.

Bref les sujets sont nombreux et je m’y pencherai prochainement.

Pour l’instant je vais tenter de créer le rendez-vous!

« Laissez-vous conter! »